Remplacement
des joints de collecteurs d'échappement
On traitera ici d'un moteur V8
équipant les Firebirds 1ère et 2ème Génération.

On a tous tenté de réduire la fuite d'un collecteur avec toutes les pâtes et produits magiques existants sur le marché... Un jour cependant, il faudra se rendre à l'évidence : Remplacer les joints de collecteurs !
La méthode la plus sûre, au vu de l'accessibilité des gougeons d'échappement consiste à "sortir le moteur" ou à déculasser.
On pourra cependant tenter l'opération moteur en situation.
Si on considère un collecteur
suivant les années et les modèles, il est fixé par 4 ou 6 gougeons, dans
les deux cas les 4 ou 3 gougeons en partant de l'arrière sont largement
accessibles avec une rallonge, celui qui posera problème sera ceux ou
celui situé au niveau des triangles supérieurs.
Pour démonter ces derniers, on se
donnera de la place en basculant le moteur latéralement
.
Avant toutes
velléités de desserrage, commençons par chauffer, il s'agit que la fonte
rougeoie mais sans détremper pour autant le boulon.
Refroidir ensuite avec un
dégrippant,
tentez
alors un desserrage de préférence avec une clé pneumatique et
recommencez l'opération chauffe / aspersion de dégrippant jusqu'à
dégrippage complet.
Apprécions le joint d'origine ou ce
qu'il en reste
,
on en profitera pour microbiller ou sabler le collecteur et le peindre
avec une peinture haute température
,
on repassera les filets avec un taraud correspondant (3/8 - 16 filets
pouce)
,
on préfèrera des gougeons inox avec des écrous laiton
,
cependant dans de nombreux cas nous serons amenés à restaurer un gougeon
d'échappement car ce dernier "flotte" dans son alésage. Il s'agira dans
ce cas de formater à la longueur voulue
le gougeon
que l'on viendra bloquer entre deux écrous sur l'oreille du collecteur
Pour le moteur proprement dit : le
plan de joint conservant des adhérences de l'ancien joint, brossage et
grattoir afin de récupérer un plan de joint correct
.
On s'assurera également du bon état
des filetages
,
à l'aide de tarauds montés en bout de rallonge
ou en bout d'un cliquet
quand la place ne le permet pas.
Au remontage, on a le choix globalement entre quatre types de joints :
Joint cuivre, bonne étanchéité et rattrapage éventuel des défauts du plan de
joint.
Joint fibre, couramment utilisé lors d'installation de 4 en 1, bonne
tolérance mais longévité discutable.
Joint métal, donc montage d'origine, nécessite des plans de joint
rigoureusement horizontaux et sans défaut, cependant par leur nature même,
ils s'oxydent et se détériorent rapidement surtout si le véhicule ne sert
pas "tous les jours".
Joint graphite, son épaisseur relativement importante (environ 4mm) lui
assure une bonne étanchéité même si le plan de joint est altéré ou si le
collecteur a "flambé".
Choix de la boulonnerie :
on privilégiera l'inox
,
en ayant soin de prévoir une longueur supérieure à l'origine dans le cas d'un
joint graphite par exemple afin qu'il y ait suffisamment de filets qui
"mordent". On réinstallera les rondelles frein, celles d'origine ou une copie
(ARP).
Se remémorant la galère que
l'on vient de vivre on n'hésitera pas à enduire sans restriction les boulons
avec une graisse très haute température.
Puis réassemblage du tube
d'échappement
...
Maintenant seulement, vous avez le droit d'apprécier le silence !